Équipe d’agents IA : manager, rôles et passations

Montez une équipe d’agents IA avec un manager, des rôles clairs et des liens hiérarchiques : quand elle bat un seul agent ou un run parallèle, et comment la créer.

Solviera Teknoloji 11 min de lecture

Un agent de code est un excellent binôme de programmation. Mais quand le travail comporte plusieurs types de tâches (planifier, écrire le code, le relire, le tester), un agent seul se met à jongler. Il perd le fil du plan pendant qu’il corrige un test, ou il relit son propre code sans rien y trouver. Une équipe d’agents IA répartit cette charge comme une équipe humaine : un agent dirige, les autres ont chacun un rôle, et chacun sait à qui passer le travail.

Dans cet article, je présente ce qu’est vraiment une équipe multi-agents, quand elle vaut l’effort de configuration par rapport à un seul agent ou à un run parallèle, et comment en monter une dans la vue d’équipe d’AgentVera.

Ce qu’est une équipe d’agents IA

Une équipe d’agents IA, c’est plusieurs agents de code qui travaillent vers un même objectif au sein d’une structure. C’est cette structure qui distingue une équipe de quelques terminaux simplement ouverts en même temps. Elle comporte quatre éléments :

  • Un manager : un agent reçoit la demande, la découpe en morceaux, distribue ces morceaux et vérifie ce qui revient.
  • Des rôles : chaque membre a une mission, comme chercheur, développeur, relecteur ou testeur, plus des instructions qui précisent ce qu’il doit toucher ou non.
  • Des liens hiérarchiques : chaque membre rend compte à quelqu’un. Si vous ne le définissez pas, il rend compte au manager.
  • Des passations : un membre peut aussi avoir une prochaine étape fixe pour son travail terminé, par exemple le développeur passe au relecteur et le relecteur passe au testeur.

Les agents se parlent directement. Un testeur qui trouve un bug n’attend pas que vous copiiez l’échec dans le terminal du développeur ; il envoie lui-même le message.

Quand une équipe bat un seul agent

Une équipe coûte plus de tokens et plus d’attention qu’un agent seul : elle doit donc mériter sa place. Voici le tableau avec lequel je décide :

SituationMeilleur choixPourquoi
Un petit correctif dans un ou deux fichiersUn seul agentDécouper ajoute de la charge, et il n’y a rien à découper
Une fonctionnalité avec planification, code, relecture et testsÉquipe d’agentsChaque étape a un objectif différent et un regard neuf aide
Un gros travail aux parties clairement séparéesÉquipe parallèleLes parties tournent dans leurs propres worktrees et fusionnent dans une branche
Un travail continu sur des heures ou des joursÉquipe d’agentsL’équipe reste ouverte et garde ses rôles d’une tâche à l’autre
Comparer deux approches d’un même problèmeDeux agents côte à côteVous voulez des réponses indépendantes, pas de la coordination

En résumé : optez pour une équipe quand le travail comporte des types d’étapes différents qui profitent de rôles séparés, et quand vous voulez que les agents continuent à se coordonner au fil de l’évolution du travail. Si vous n’avez besoin que de débit brut sur des morceaux indépendants, un run parallèle est plus simple. J’ai abordé ce volet dans Agents de code en parallèle et Lancer plusieurs agents Claude Code.

Équipe d’agents ou équipe parallèle

Les deux existent dans AgentVera et résolvent des problèmes différents :

  • La vue d’équipe organise des agents déjà ouverts en une équipe durable. Ils gardent leurs rôles, se parlent et partagent une liste de tâches et un tableau.
  • Une équipe parallèle est lancée par un agent pour un travail précis. Elle le découpe en 8 parties maximum, exécute chaque partie dans son propre worktree git, fusionne les parties terminées dans une branche d’intégration et lance une vérification finale. Elle s’arrête là, et c’est vous qui décidez d’ouvrir ou non une pull request.

Elles se combinent aussi très bien : le manager d’une équipe peut lancer une équipe parallèle quand l’une de ses tâches est assez grosse pour être découpée.

Concevoir l’équipe

Avant d’ouvrir la moindre fenêtre, esquissez l’équipe sur papier. Trois questions couvrent l’essentiel.

1. Qui dirige ?

Le manager doit être l’agent à qui vous faites le plus confiance pour planifier. Il lit la demande, la décompose et décide qui fait quoi. Donnez-lui des instructions sur la façon dont vous voulez que le travail soit vérifié, par exemple « ne marque pas une tâche comme terminée tant que le testeur n’a pas lancé les tests ».

2. De quels rôles le travail a-t-il vraiment besoin ?

Commencez petit. Un développeur, un relecteur et un testeur sous un manager couvrent la plupart des travaux de fonctionnalité. Ajoutez un chercheur quand le travail demande de la lecture avant le code, ou un rôle de documentation quand la modification touche des API publiques. Chaque agent supplémentaire, c’est un contexte de plus à remplir et des tokens de plus à dépenser.

3. Où circule le travail ?

Tracez deux types de liens :

  1. Reports to : qui répond à qui. Cela détermine à qui l’agent s’adresse quand il est bloqué.
  2. Hands its work to : la prochaine étape du travail terminé. Une chaîne typique est développeur → relecteur → testeur.

Gardez la chaîne courte. Une longue chaîne signifie qu’un petit changement attend de nombreux tours avant que quelqu’un vous dise que c’est fini.

La monter dans la vue d’équipe d’AgentVera

La vue d’équipe transforme cette esquisse en équipe fonctionnelle. Vous l’ouvrez depuis l’icône d’équipe d’un groupe ou depuis le haut de la barre latérale.

Étape 1 : placer les agents

La fenêtre affiche Team structure à côté d’un réservoir appelé Agents in the workspace. Faites glisser des agents du réservoir vers la structure, ou utilisez Open a new agent pour en lancer un pour un rôle que vous n’avez pas encore. Le premier agent que vous marquez comme Manager dirige l’équipe. Une équipe a un manager et jusqu’à 24 membres, et chaque membre doit être un agent du projet du groupe. Les sessions de terminal sont exclues.

Si vous préférez ne pas partir de zéro, Ready-made teams vous propose un kit complet :

  • Software team : un tech lead avec un planificateur, un développeur, un relecteur et un testeur.
  • Research team : un responsable de recherche avec un chercheur et un rédacteur de rapport.
  • Social media team : un community manager avec un veilleur de tendances, un rédacteur, un graphiste et un spécialiste des publicités. Elle prépare des brouillons et vous demande avant de publier quoi que ce soit ou de dépenser de l’argent.

Un kit ouvre pour vous les nouveaux agents dont il a besoin.

Étape 2 : donner un rôle à chaque agent

Sélectionnez un agent et définissez son Role et ses Instructions. Ready-made roles remplissent un nom et des instructions pour vous : chercheur, planificateur, développeur, relecteur, testeur, DevOps, designer, documentation et sécurité. Plusieurs agents peuvent partager un rôle, ce qui est pratique quand deux développeurs se répartissent le front-end et le back-end.

Étape 3 : tracer les liens

Chaque membre a Reports to et Hands its work to. Vous pouvez les définir depuis les champs, ou en faisant glisser un agent sur un autre et en choisissant « Report to… », « Hand its work to… » ou « Swap places with… ». Arrange automatically remet la disposition en ordre. Un membre sans lien hiérarchique rend compte au manager, et si vous créez une boucle par erreur, elle est reroutée vers le manager.

Étape 4 : donner ses outils à l’équipe

Sous Team’s MCP servers, vous choisissez les serveurs que chaque membre reçoit. Chaque rôle peut en ajouter d’autres, par exemple Playwright pour le testeur ou un outil de design pour le designer. Un agent peut s’en désinscrire dans ses propres réglages. Si un serveur suggéré n’est pas encore installé, vous recevez un avertissement et pouvez l’ajouter depuis le catalogue. Les agents dont les outils ont changé redémarrent une fois leur tour en cours terminé, de sorte que rien n’est coupé en pleine tâche. J’explique plus en détail les serveurs MCP dans Qu’est-ce qu’un serveur MCP.

Étape 5 : enregistrer et confier du travail à l’équipe

Save and open the team place les agents dans le groupe, pour qu’ils puissent s’écrire et partager la liste de tâches et le tableau. Enregistrer ne lance rien. Le travail démarre quand vous utilisez Give to the team : la demande va au manager par défaut, ou à l’agent de votre choix. Chaque agent est briefé sur son rôle, et le briefing n’est répété que lorsque l’équipe change. Si la messagerie entre agents était désactivée, elle est activée.

Regarder l’équipe travailler

L’onglet Team affiche la structure en direct. Les agents au travail s’illuminent, les messages circulent comme des traits de lumière le long des liens et une bulle apparaît au-dessus de l’agent qui parle. À côté :

  • Team status montre l’étape en cours de chaque agent : édition, lecture, exécution d’une commande, recherche, planification ou envoi de messages.
  • Activity est le fil des messages, du travail et des événements des agents, avec des filtres All, Messages, Work et Agents.
  • Tasks est la liste partagée où les agents ajoutent, réservent et terminent des tâches.
  • Waiting for you rassemble les demandes d’autorisation, que vous pouvez approuver ou refuser sur place.

Pour piloter, Status report demande au manager un court résumé de ce que fait chaque agent, de ce qui est terminé et de l’endroit où l’équipe est bloquée. Quand vous écrivez à un agent, Interrupt and redirect arrête ce qu’il fait et transmet immédiatement votre message, tandis que Queue le transmet quand son travail en cours est fini. Interrupt all interrompt tous les agents au travail après une confirmation.

Comment les agents se parlent

En coulisses, la messagerie entre agents donne à chaque agent des outils pour lister les autres, envoyer un message (et éventuellement attendre la réponse), répondre et travailler avec la liste de tâches partagée. Un agent occupé reçoit un message à la fin de son tour, personne n’est donc interrompu en pleine édition. Les messages sont marqués comme venant d’un autre agent, et chaque expéditeur a une limite de débit pour que deux agents ne bouclent pas indéfiniment. Cela fonctionne d’une CLI à l’autre : Claude Code, Codex, Gemini CLI et les autres utilisent les mêmes outils.

Erreurs courantes

  • Trop d’agents dès le premier jour. Cinq agents sur une petite modification passent l’essentiel de leurs tours à lire les messages des autres. Commencez à trois et ajoutez des rôles quand un manque apparaît.
  • Des rôles vagues. « Aide pour le code » n’est pas un rôle. Dites ce que l’agent possède, quels dossiers il peut modifier et ce que « terminé » signifie pour lui.
  • Pas de relecteur ni de testeur. Une équipe où le développeur vérifie son propre travail n’est qu’un agent avec des étapes en plus.
  • Propriété des fichiers qui se chevauche. Deux développeurs dans les mêmes fichiers se marcheront dessus. Répartissez par dossier, ou laissez le manager lancer une équipe parallèle pour que chaque partie ait son propre worktree. Voir Git worktrees pour agents en parallèle.
  • Confier du travail à tous les agents en même temps. Laissez le manager le répartir. C’est tout l’intérêt d’en avoir un.
  • Ignorer les validations. Un agent qui attend une autorisation bloque tous ceux qui sont en aval. Gardez un œil sur la barre d’attention.

Checklist

  • Un manager avec des instructions sur la façon de vérifier le travail
  • Chaque rôle a un responsable, un périmètre et une définition de « terminé » clairs
  • Liens hiérarchiques et passations tracés, chaîne courte
  • Un relecteur ou un testeur quelque part dans la chaîne
  • Serveurs MCP de l’équipe et des rôles choisis et installés
  • La première demande rédigée pour le manager, pas pour chaque agent

Pour conclure

Une équipe d’agents IA vaut le coup quand le travail comporte des étapes distinctes et que vous voulez les confier à des agents qui continuent à se coordonner sans que vous relayiez les messages. La structure est simple : un manager, quelques rôles bien décrits, et des liens courts pour le reporting et les passations. Commencez petit, observez le premier run dans l’onglet Team et resserrez les rôles là où vous voyez des agents attendre ou se répéter. Si vous préférez raisonner en étapes fixes, les pipelines de workflow d’agents IA présentent cette approche.

AgentVera vous permet de monter l’équipe à partir des agents déjà ouverts, quelle que soit leur CLI. Vous pouvez démarrer gratuitement et consulter les offres quand vous avez besoin de plus.

Questions

Qu’est-ce qu’une équipe d’agents IA ?

C’est un groupe d’agents de code qui travaillent sur un même objectif avec une structure claire : un manager qui découpe et vérifie le travail, des membres avec des rôles comme développeur ou testeur, et des liens définis pour savoir qui rend compte à qui et qui passe le travail à qui.

Une équipe d’agents IA peut-elle mélanger Claude Code, Codex et d’autres CLI ?

Oui. Dans AgentVera, tout agent ouvert dans le projet peut rejoindre l’équipe, quelle que soit la CLI qu’il exécute. Les agents s’écrivent via les mêmes outils : Claude Code peut donc poser une question à Codex et recevoir la réponse.

Combien d’agents peut compter une équipe ?

Une équipe AgentVera compte jusqu’à 24 membres avec un manager. En pratique, une petite équipe de trois à cinq agents est plus facile à suivre et consomme moins de tokens.

En quoi une équipe d’agents diffère-t-elle d’une équipe parallèle ?

Une équipe d’agents est un groupe durable d’agents ouverts qui continuent à se parler. Une équipe parallèle découpe un travail en parties, exécute chaque partie dans son propre worktree git et s’achève en une branche fusionnée à partir de laquelle vous pouvez ouvrir une pull request.

L’équipe se met-elle au travail dès que je l’enregistre ?

Non. Enregistrer ne fait que créer la structure et le groupe. Rien ne démarre tant que vous ne confiez pas de travail à l’équipe, qui va au manager par défaut ou à l’agent de votre choix.

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